Ahae à Versailles, le privilège de l’argent

Bernard Hasquenoph | 29/08/2013

L’Orangerie du Château de Versailles présente l’exposition d’un milliardaire photographe amateur qui accroit sa notoriété en s’offrant des lieux prestigieux de par le monde. Derrière le businessman-artiste, se cache un prédicateur évangélique. Article traduit en coréen : 세월호-유병언) 베르사이유의 아해, 돈의 특권 (프랑스 기사 번역

29.08.13 | IL SERAIT NÉ AU JAPON en 1941 et vivrait en Corée du Sud où, depuis quelques années, il passerait ses journées à prendre en photo frénétiquement la nature, depuis la même fenêtre ouverte « qu’il pleuve ou qu’il vente », à l’aide d’un matériel dernier cri. On parle de 40 appareils différents et de photos toutes les dix secondes. Il aurait ainsi amassé 2,6 millions d’images en 4 ans. Voilà pour l’exploit, digne du livre des records.

Mais qui est-il vraiment ? Son vrai nom reste inconnu, il n’accorde aucune interview et personne ne l’a jamais vu (quelques rares photos officielles circulent, jamais de face). Présenté dans la presse comme milliardaire, l’origine de sa fortune proviendrait du dépôt « de plus de mille brevets et marques » ; d’inventions qui lui auraient valu plusieurs prix internationaux, dans des domaines aussi variés que les objets ménagers, les produits santé ou les bateaux ; d’entreprises qu’il aurait créées ou qu’il superviserait dans le secteur de l’agriculture bio, on mentionne des plantations de thé en Corée et de lavande en Californie (123 Farm). Mais ces infos, reprises partout en France et à l’étranger, des médias aux blogs, des institutions jusqu’à Wikipédia (modifié fin avril 2014), puisent à la même source, sa biographie officielle qui en dit trop et pas assez – il y est présenté comme « inventor, entrepreneur, philanthropist, environmental activist, martial artist, painter, sculptor, poet, and photographer » -, sans que personne n’ait, semble-t-il, jamais rien vérifié. Ou jamais pu, faute d’identité. Contacté, son staff est resté désespérément muet. Plus aimable, l’agence francophone Korea Press Production basée à Paris nous a répondu n’en rien savoir.

Revenons au photographe. Élevé au rang d’artiste, au-delà du genre documentaire auquel se rattache la plupart de ses clichés, Ahae n’a ni agent, ni galeriste qui l’aurait découvert, et aucun talent particulier tellement ses photos, certes belles parfois et techniquement de qualité, sont confondantes de banalité au regard de ce qui se fait dans le genre [6]. Pour s’en convaincre, il suffit de plonger dans la production foisonnante des participants du Festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der qui en est à sa 17e édition, ou du concours Wildlife Photographer of the Year qu’organise le Musée d’histoire naturelle de Londres depuis 1964. Ultra-conventionnelles par leurs cadrages et leurs sujets, les seules images d’Ahae qui sortent du lot sont celles qui tirent vers l’abstraction, sans être non plus d’une originalité folle : surface de l’eau en gros plan, cercle du soleil couchant, biches floues… Globalement, ce serait plutôt les tirages qui forceraient l’admiration. Aussi, la question n’est pas tant de savoir s’il est un bon photographe, même un artiste, mais s’il mérite tant d’attention.

La vision qu’Ahae projeterait de la nature serait « bio » (organic en anglais), la capturant tel quel, sans éclairage ni mise en scène, une démarche présentée comme exceptionnelle [7]. Pourtant le bout de paysage qu’il mitraille est tout sauf sauvage puisque constitué de deux étangs manifestement artificiels, séparés par une route de terre. Les photos, sélectionnées par son staff, ne seraient ensuite jamais trafiquées, ni ne feraient l’objet d’aucune manipulation. Même pas recadrées ? Une chose est sûre, elles font l’objet d’un important travail au niveau du tirage, de la part de professionnels. L’absence de mise en scène ? c’est un peu le propre du genre photographique qu’il a choisi. Difficile de faire poser des animaux sauvages et des arbres. Quant à la prétendue originalité de sa méthode – prendre des photos depuis un même endroit – d’autres l’avaient fait bien avant lui, comme le grand Joseph Sudek il y a plus de soixante ans avec sa célèbre série Fenêtre de mon atelier (1940-1954). Durant plus de dix ans, celui-ci photographia le jardin de son studio pragois du même point de vue, avec pour seul filtre la vitre de sa fenêtre. Dans son cas, on pouvait vraiment parler d’art. Ses tirages font partie des collections de nombreux musées. En France, le Centre Pompidou en possède plusieurs.

La simplicité des prises de vue d’Ahae, que même les organisateurs de ses expos reconnaissent, jusqu’à parler, pour certains, de photos prises quasi au hasard [8], révélerait l’« extraordinaire dans l’ordinaire ». Par son refus de manipuler l’image et par son unique sujet – la nature -, sa démarche serait même une réponse à la photographie contemporaine, jugée trop sophistiquée et, suprême reproche, à la thématique trop sociale [9]. Honnêteté et simplicité, deux qualités qui caractérisent Ahae, auraient, hélas, déserté le monde de l’art… Lui ferait partie des « “vrais” artistes » (sic). C’est ce qu’explique le plus sérieusement du monde son site web, dans un texte de présentation citant une interview de Milan Knížák. Ex-directeur plus que controversé de la Galerie nationale de Prague qui, en dix ans de mandat, aura surtout réussi à se mettre à dos pas mal d’artistes, vis-à-vis d’Ahae, celui-ci n’hésite pas à parler de « miracle » devant une oeuvre qualifiée de « so simple, so beautiful and so perfect » [10]. So modeste aussi. Ahae en a fait son slogan, elle accueille l’internaute sur son site. Son message est tellement louable qu’il faudrait donc faire abstraction de la pauvreté plastique de sa production : la nature est belle, il faut la protéger, ouvrez les yeux avant qu’il ne soit trop tard.

UN MINCE TALENT AVEC D’ÉNORMES MOYENS
D’Ahae, personne n’avait jamais entendu parlé avant 2011, quand des expos de son « oeuvre » fleurirent aux quatre coins du monde, montées avec d’énormes moyens de production et de communication, sous la houlette de son fils, Keith H. Yoo (de son vrai nom Hyuk Kee Yoo), quadragénaire vivant aux Etats-Unis qui se serait installé depuis peu à Paris. La fortune permet tout : appel à des scénographes de renom (Guy Oliver, Charles Matz), textes écrits par des personnes éminentes, tirages numériques hors-normes, campagnes de communication maousse par des agences en vue, inaugurations avec personnalités et politiques, éditions de luxe et même commande de musique à Michael Nyman…

La première expo Ahae eut lieu à New York, une semaine de mai 2011, au Vanderbilt Hall du Grand Central Terminal, une gare aux allures de monument historique qui loue cet espace majestueux pour des événements. Sponsorisée par plusieurs sociétés liées au businessman-artiste, elle fut organisée par le Hemato-Centric Life Institute que son fils Keith H. Yoo préside. Rien à voir avec l’art. Fondé en 2010, c’est un organisme de recherche scientifique à but non lucratif « sur l’importance du sang et de sa relation avec la santé » dans le but de promouvoir une vie plus saine dans laquelle le thé vert tient une place de choix, démarche présentée comme aussi révolutionnaire qu’une découverte de Galilée. D’autres expos suivirent, dans des lieux toujours en vue – Prague, Londres, Moscou, Florence, Venise -, associant le nom de l’artiste aux plus grands, confirmant une certaine propension à la mégalomanie (du fils ou du père) : au Prince de Galles, en acceptant (agreed dans le texte) d’exposer 5 jours dans ses jardins de Clarence House ouverts l’été au public, ou à Alphonse Mucha en exposant, à Prague, dans le hall de la Galerie nationale où aucun artiste vivant n’avait eu cet honneur depuis l’icône nationale de la République tchèque.

Une société commerciale, AHAE PRESS INC., fut créée à New York (probablement par le fils) avec des filiales à l’étranger, la société déposant, sans aucun rapport avec son objet, la marque de thé Tea of teas. Partout, la presse bienveillante fait la promotion de l’événement sans jamais être très curieuse.

En France, on entendit parler pour la première fois d’Ahae (père) en mai 2012 car la société AHAE PRESS INC. racheta aux enchères 520 000 euros le hameau abandonné de Courbefy (Haute-Vienne), pour mener un projet « environnemental, artistique et culturel » sans que « l’artiste » ne se soit jamais rendu sur place, ni ne soit jamais exprimé publiquement. Un raffut médiatique international qui précéda d’un mois sa première exposition à Paris, non pas au musée du Louvre comme peut le faire croire son site et comme on le lit dans la presse étrangère, mais dans les Jardins des Tuileries qui lui sont administrativement rattachées. On y construisit un pavillon de 1000m2 pour l’accueillir. Dans le livre à 200 euros qui parut à cette occasion aux éditions Assouline, Henri Loyrette, conservateur, historien de l’art et encore président du premier musée du monde, signa une préface extasiée, l’extraordinaire dans l’ordinaire c’est de lui. Ahae pouvait-il rêver meilleur VRP ? A Télérama, on aima et maintenant encore, « on aime passionnément ».

DES EXPO-PRIVATISATIONS EN FORME D’AUTOCÉLÉBRATION
Bien naïfs ceux qui croient que de grandes institutions culturelles exposent un quasi inconnu pour son prétendu talent, ce qui, pour le Louvre ou Versailles, n’est, à notre connaissance, jamais arrivé. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment dans leurs missions de soutenir les créateurs débutants, même âgés et milliardaires [13]. Le plus souvent gratuites pour le public, ces événements sont en réalité de fastueuses privatisations. « Nous finançons tout avec l’argent de nos différentes sociétés », déclara le fils à un média français, poursuivant : « Nous ne sommes pas intéressés par les pressions extérieures et souhaitons jouir d’une totale liberté » (A Nous Paris, 25 juin 2012). Le contraire d’une authentique carrière d’artiste qui se construit progressivement par des soutiens extérieurs, des critiques et éventuellement des obstacles. Là, c’est le renom de lieux prestigieux payés cash par « l’artiste » le temps d’une exposition, qui rejaillit sur son oeuvre et lui donne une valeur que, sans leur concours et sans les moyens déployés pour la valoriser, elle n’aurait probablement pas. Quant aux éloges des patrons des musées hôtes, quel crédit leur accorder quand ils sont pondus pour un mécène-client à million d’euros ? Ce faisant, ne décrédibilisent-ils pas la parole d’expert que leur confère leur titre (pas leur compétence car parfois ils n’en ont pas) et l’institution qu’ils sont censés servir et, au bout du compte, le plus grave, n’est-ce pas le visiteur qu’on abuse ? Car le mélange des genres est total.

Quelle était la nature exacte de l’exposition privatisée des Tuileries, opération produite par la société AHAE PRESS FRANCE ? Location d’espaces, contrepartie de mécénat… on l’ignore et le public n’avait que peu d’éléments pour le deviner. Toujours est-il qu’en 2012, le mécène et « entrepreneur et artiste coréen Ahae » a fait don de 1,1 million d’euros à l’établissement public du Louvre, versé à son fonds de dotation. La préface d’Henri Loyrette sonne bien alors comme un remerciement. Le même qui, prêt à quitter ses fonctions au Louvre, disait qu’« on peut être inventif (…) sans vendre son âme » et qu’un mécène n’intervient jamais dans la programmation : « On définit un projet puis on le propose à un mécène, qui l’accepte ou pas. C’est toujours dans ce sens que ça fonctionne. », déclarait-il au Monde (21 mars 2013).

Une location d’espaces, c’est bien le cas au Château de Versailles (sans que le public en soit non plus nullement informé), comme l’a reconnu explicitement sa présidente Catherine Pégard : « Toutes nos manifestations sont mécénées. Cette fois-ci, l’artiste a lui-même souhaité louer l’Orangerie », a-t-elle déclaré à Libération (8 août 2013). Ce qui donne cette incongruité que, dans ses propres murs, un établissement public soutient un événement privé, comme on peut le lire sur un panneau à l’entrée en guise de signature : « AHAE.com avec le soutien du château de Versailles ». Normalement, c’est le contraire. C’était la même dans le jardin des Tuileries, par le musée du Louvre.

Suivant l’exemple d’Henri Loyrette et le citant comme une autorité, Catherine Pégard, avec sa fine plume d’ex-journaliste, n’hésite pas à chanter à son tour les louanges du grand photographe, texte aussitôt exploité et posté sur le site de l’artiste. La présidente y parle avec lyrisme d’« instant qui se confond avec l’éternité », et rattachant tant bien que mal la présence d’Ahae à Versailles au 400ème anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre, en fait son « antithèse ».

Pendant ce temps, au Grand Trianon, à l’autre bout du domaine, l’exposition Fleurs du roi, directement liée à la célébration du grand paysagiste doit se contenter d’une malheureuse salle, plus quelques tableaux. Mais combien les Ahae père & fils ont-ils payé pour occuper le si gigantesque espace de l’Orangerie ? « Nous ne communiquons jamais de chiffres, c’est la règle ! » répond dans Libé la présidente d’un établissement pourtant public, soudain moins bavarde. Une fortune sans doute.

Les moyens déployés pour l’expo Ahae Versailles sont impressionnants : campagne publicitaire inondant métros et bus depuis des semaines ; location de l’Orangerie durant deux mois et demi (avec ouverture au public tous les jours de 10h à 18h, y compris le lundi jour de fermeture du château, et les soirs des Grandes Eaux Nocturnes) ; dîner de gala d’inauguration concocté par le chef cuisinier Jean-Louis Nomicos, avec feu d’artifice final, en présence « d’hommes d’affaires, de courtisans, de gens venus d’on ne sait où, de la mère de Carla Bruni, des ambassadeurs d’Angleterre, d’Italie, d’Autriche » comme l’a signalé Bertrand de Saint-Vincent dans son billet mondain du Figaro (25 juin 2013) ; selon nos sources, location de l’Opéra royal pour une soirée privée de clôture le 8 septembre, avec des musiciens vedettes en invités (rajouté le 11 septembre) ; scénographie (sous caméras de surveillance) et éclairage soignés ; tirages de moyens et très grand format (dont un de 5 mètres de haut sur 12,5 de large !) ; musique douce en fond sonore ; beaux bancs de bois pour s’asseoir ; cartes de visite à disposition sur présentoir, reproduisant plusieurs photos couleurs d’Ahae ; livres d’or imprimés au nom de l’artiste où il ne fait pas bon émettre une critique ; personnel d’accueil en costume sombre plus nombreux au mètre carré que partout ailleurs dans le domaine (qui souffre cruellement de sous-effectif) employé, non par le château, mais par l’agence Florence Doré, l’une des plus classes de Paris. Ces jolies-jeunes-filles et mignons-jeunes-hommes, étroitement encadrés et très avenants, sont tenus à un discours totalement formaté.

La présidente du domaine semble se justifier quand elle dit, concernant un espace magnifique : « Notre politique actuelle est de montrer le maximum de pièces (sic), l’Orangerie en fait partie et c’est un chef d’oeuvre ! » (Libé). C’est sûr qu’elle réalise là un bon coup : Versailles récolte de l’argent et un lieu habituellement fermé est ouvert au public. L’expo privée d’un milliardaire artiste amateur serait donc la condition pour rendre accessible un élément insigne du patrimoine que, dit en passant, elle cache en partie ? Faire passer pour un grand artiste quelqu’un qui n’est en réalité qu’une source de revenus, on voit plutôt là le signe de la lente dérive éthique de nos grands musées, prêts à toutes les compromissions, sous prétexte de manque de fonds.

UNE DÉMARCHE DÉSINTÉRESSÉE… À DIMENSION COMMERCIALE
Reste à rappeler, ce que quasi personne ne fait, encore moins Mme Pégard, qu’Ahae est également le mécène unique du bosquet du Théâtre-d’Eau actuellement en recréation dans le domaine de Versailles, à hauteur de 1,4 million d’euros (Libé, 27.03.13) [4,1M€ + 780.000 pour la restauration du bassin des Enfants dorés, selon le rapport d’activité 2012 du Château de Versailles]. Dès lors, comme pour le Louvre, comment ne pas s’interroger sur la légalité de situations où un mécène qui bénéficie d’avantages fiscaux pour un acte censé être philanthropique, se voit autorisé à faire la promotion de ses propres productions dans des lieux qui les (sur)valorisent artistiquement et économiquement, comme le reconnaît le fils lui-même, tout en niant la recherche de spéculation.

De plus, la manifestation génère bien directement du profit car, si elle est gratuite pour le public, elle s’accompagne d’un espace de vente de produits dérivés particulièrement fourni qui contraste avec un projet présenté comme désintéressé à forte dimension écologique : cartes postales à l’unité ou en coffret, reproductions en moyen format, posters, livres (y compris de poésie parce qu’Ahae est aussi poète), blocs papier, marque-pages, carnets de note, tapis de souris, magnets, puzzles, imprimés sur tissus, éventails, ombrelles, mugs, sous-verres, miroirs etc. Boutique sur les lieux d’exposition (à qui reviendraient peut-être un pourcentage, ce serait le minimum) et sur le site Internet Ahae.com Signe de plus de mégalomanie ou recherche de profit ? C’est en tout cas une part du chiffre d’affaires de plus de 7 millions d’euros de AHAE PRESS FRANCE pour la seule année 2012. A quelle hauteur ? Difficile à dire car la société a refacturé le coût du montage d’une exposition à la société mère dans le cadre d’un contrat de services mais une partie provient bien de la vente de produits dérivés. Et la boutique est bien là.

Une dimension commerciale qu’une rare journaliste italienne avait pointé du doigt, lors de l’exposition à Florence, évoquant « une vraie “multinationale” » (« una vera “multinazionale” »). Quelques blogueurs français, pourtant séduits par les photos d’Ahae, ont eux aussi été choqués : « C’est à voir. C’est gratuit. Mais attention à la sortie. Une boutique spécifique avec moults objets dérivés est là. De la carte postale (2,5 € quand même – ndlr : 3€ à Versailles ) au bel album de photos en passant par des sous-verres, des posters, des tapis de souris, des presse-papier, et aussi … des chocolats, du thé… Signés Ahae press. La nature oui, mais aussi le business. », notait aux Tuileries porouj.wordpress.com (29 juin 2012). Quant aux magazines spécialisés en art (en théorie), ils sortent des hors-séries Ahae comme pour une expo Monet ou Dali : Connaissances des arts en 2012, Beaux-Arts Magazine en 2013, qui « revient en détail sur la technique de l’artiste et sur les chefs-d’œuvre de l’exposition », numéro préfacé par Catherine Pégard et Thomas Schlesser, rédacteur en chef qui en fait oublier qu’il est docteur en histoire de l’art. Tout le monde veut sa part du gâteau. « Magique » conclut la présidente de Versailles dans son mot de présentation. Cynique, plutôt.

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